Amputée des mains et des jambes à cause de la salive de son chien

Un chien berger Allemand dépose sa maîtresse sur la chaise roulante. Au mois de mai dernier, une femme de 54 ans résidant dans l’Ohio, aux Etats-Unis, souffrait de fortes fièvres. Au départ, elle pensait qu’elle avait attrapé la grippe. Mais le mal a persisté et les douleurs devenant insupportables, elle s’est présentée aux urgences de l’hôpital du comté de Star, selon une bonne partie de la presse américaine.

Neuf jours de coma

Sur place, son état s’est rapidement dégradé. Elle a commencé à sentir des douleurs aux jambes et aux mains, avant d’être placée en coma artificiel. Lorsque Marie Trainer s’est réveillée neuf jours plus tard du coma, elle a découvert avec effroi que ses mains et ses jambes avaient été amputées.

Les médecins avaient découvert qu’elle souffrait d’une grave infection rare qu’elle a reçue de son berger allemand, dont la salive était porteuse de la bactérie capnocytophaga canimorsus. Le chiot avait en effet léché sa maîtresse au niveau d’une légère coupure au bras par laquelle les bactéries ont pu pénétrer dans le corps de Marie Trainer et empoisonné son sang.

Une grave infection

L’infection s’est propagée au bout de son nez, de ses oreilles, de ses jambes et de son visage. Une cagnotte en ligne sur GoFundMe a permis de rassembler plus près de 28 000 dollars à ce jour, afin de payer les frais médicaux.

Des analyses de sang de Marie Trainer ont montré que l’infection venait d’une bactérie nommée capnocytophaga canimorsus, que l’on retrouve couramment dans la salive des chiens. Les médecins pensent qu’un de ses chiens a léché la fameuse plaie qu’elle avait et que ça a causé cette réaction.

Selon le média anglais, une réaction aussi grave n’a de «chance» de se produire qu’une fois sur un million lorsqu’une plaie entre en contact avec la salive d’un chien.

60% des cas présentent un système immunitaire affaibli avant l’infection

« Près de 90% des cas qui ont été rapportés sont dus à des morsures de chien, introduit Geneviève Héry-Arnaud, jointe par téléphone. Mais cela s’explique surtout par le fait que ce sont eux qui mordent le plus ».  Mais, pas de panique, tout le monde n’y est pas vulnérable. « Le facteur principal de contamination, c’est la victime et son état immunitaire. Dans 60% des cas, on relève un état d’immuno-dépression, relève la bactériologue.

Les facteurs de risques

C’est-à-dire que ce genre d’infections gravissimes survient préférentiellement chez des gens qui sont affaiblis. » Des personnes splénectomisées, c’est-à-dire dont la rate a été retirée, sont les plus fragiles, l’organe étant essentiel pour la défense immunitaire. « Dans les facteurs de risques, on retrouve aussi la cirrhose ou l’éthylisme chronique, et souvent le tabac. Ça va souvent ensemble d’ailleurs, complète la spécialiste. Et puis, il y a les personnes diabétiques ou sous-corticoïdes. »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *