Le nouveau marié, la jeune fille et le pubis rasé au style « Davala »

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Pape Diop était attrait hier, à la barre du Tribunal de Louga, pour violence et voie de fait. Ce marié récent a voulu coucher avec une conquête dont il avait entendu dire que les poils pubiens sont rasés au style « Davala ». Éconduit, il a donné un violent coup de poing à la jeune fille.

Tout ça pour un Davala… Selon le journal L’Observateur de ce mercredi qui rapporte l’info, cette affaire, tranchée par le Tribunal de Louga, reste encore sur toutes les lèvres. Marié, sans enfant, le jeune Pape Diop, domicilié à Potou, dans le département  de Louga, a été attrait hier, devant le Tribunal, par la jeune fille, N. Diop, pour violence et voie de fait. Plaidant coupable, il a tout fait pour préserver sa réputation de jeune marié, cherchant à esquiver les causes du différend l’opposant à la partie civile. Magnanimes, le juge et le représentant du ministère public l’ont ménagé. Pourtant, la plaignante a été claire, face aux gendarmes enquêteurs de la brigade de Potou. «Pape Diop court derrière moi, depuis plusieurs semaines. A moult reprises, il m’a fait des propositions indécentes. J’ai toujours manifesté un refus poli, car il est nouvellement marié et je ne peux accepter qu’il laisse sa femme chez lui pour venir passer du bon temps avec moi. Il m’en a voulu, car je fréquente d’autres jeunes garçons du village. Il raconte partout que je suis de mœurs légères. D’ailleurs, l’on m’a rapporté qu’il a dit à des gens que mon ex lui a confié que j’ai teint mes poils pubiens après les avoir rasés à la mode Davala et que c’est la raison pour laquelle il fait tout pour coucher avec moi. Le jour que j’en ai été informé, il est venu me demander de le rejoindre quelque part. En réponse, je l’ai abreuvé d’injures et il m’a donné un violent coup de poing à la figure», avait déclaré la plaignante qui présentait une vilaine blessure au visage. Suffisant pour que les gendarmes arrêtent «le boxeur». Entendu, il a reconnu avoir porté le coup de poing, mais s’est empressé de contester les causes de la dispute avancées par sa victime. «Cette fille est de mœurs légères. Il fréquente les jeunes garçons jusqu’à des heures indues. Un jour, de retour d’une escapade nocturne avec son petit ami, Kh. D, sa mère a fermé la porte de la chambre et elle a passé la nuit ailleurs. Son grand frère étant mon ami, j’ai voulu la raisonner. Je n’ai jamais cherché à la courtiser. Le jour de notre différend, elle m’avait demandé du lait, j’ai refusé et elle m’a injurié. Perdant tout contrôle, je lui ai donné un coup de poing», s’est défendu le mis en cause. Hier, devant la barre, Pape Diop a réitéré ses dénégations, tout comme sa victime est restée catégorique. «Pape Diop m’a frappée, car je n’ai pas accepté de coucher avec lui». A la fin du débat contradictoire, le Parquet a requis l’application de la loi. Le Tribunal a condamné Pape Diop à 6 mois assortis du sursis.

L’OBSERVATEUR

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