« Je me prostitue jour et nuit pour acheter ma liberté »

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Une jeune nigériane de 18 ans, ancienne esclave sexuelle, raconte son calvaire à la BBC.

Janette (nom d’emprunt) a quitté son village natal pour l’Etat du Delta, dans le sud du Nigeria, où elle a rencontré un homme qui lui a promis une meilleure opportunité d’emploi en Europe.

Très contente, Jeannette a accepté de le suivre.

C’est le début de son calvaire.

Avant de quitter le Nigeria, l’homme l’a amenée, elle et d’autres filles, faire un serment devant des fétiches.

Pendant cette cérémonie, on leur a demandé d’ingurgiter une kola avec de l’alcool, de se faire couper un doigt, ainsi que les cheveux, les poils des aisselles et du pubis.

Esclave sexuelle
Leur « bienfaiteur » leur a révélé qu’au début de leur séjour, elles seront vendues comme « esclaves » à une femme.

Il les a ensuite fait jurer de payer cette femme pour recouvrer leur liberté.

Elles ont juré et ont accepté de mourir ou d’être maudite à vie si elles rompent le serment.

Le voyage de Jeannette l’a conduite au Burkina Faso après deux jours par la route.

Avant de quitter le Nigeria, l’homme l’a amenée, elle et d’autres filles, faire un serment devant des fétiches.

Là bas, l’homme les a « vendues » à un groupe de femme qui ont négocié le prix à payer pour chacune d’entre elles.

C’est là que Jeanne découvre la nature du travail promis.

Elle a pleuré pendant trois semaines, et a pensé à s’échapper mais c’était impossible.

Elle est enfermée dans une chambre du matin au soir; la nuit on l’emmène dans une autre chambre de la même maison pour recevoir les clients comme prostituée.

« C’est en 2006 que je suis arrivée au Burkina Faso. Depuis j’ai pu rembourser la femme qui m’avait achetée mais beaucoup de filles lui doivent encore beaucoup d’argent ».

Selon un rapport de l’Unesco en 2006, le Nigeria est un mauvais élève en matière de trafic humain.

C’est le troisième plus grand crime dans ce pays après la fraude économique et le trafic de drogue.

L’Etat d’Edo dans le sud du Nigeria est le plus touché par ce phénomène qualifié de crucial par l’agence nationale de lutte contre le trafic des personnes (NAPTIP).

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