Sonko ou la tentation de la dégénérescence démocratique

Ousmane Sonko, candidat perdant à l’élection majeure du 24 février 2019, dans un nihilisme absolu comme à son habitude, nous revient cette semaine avec un texte intitulé « Sénégal ou le déni d’Etat en continu » dans lequel il insulte encore le peuple sénégalais. Sonko a oublié que le peuple souverain a déjà exprimé lors de l’élection présidentielle de février 2019, toute sa confiance au Président Macky Sall.

Le choix de la stabilité qui est ressorti des urnes confirme la justesse des politiques publiques mises en œuvre, dans la transparence, par le Chef de l’Etat à travers le PSE. Qu’il s’agisse des programmes d’inclusion et de protection sociale comme les bourses de sécurité familiale et la couverture maladie universelle, des initiatives présidentielles de premier mandat en matière de désenclavement et d’équité territoriale, avec plus de 400 milliards FCFA investis dans les infrastructures en Casamance, mais aussi avec le PPDC, le PUDC, le PUMA et Promovilles.

Sonko a aussi oublié la grande satisfaction des populations notamment celles du Centre et du Sud à propos des politiques sectorielles promues par le Président Macky Sall en matière de santé publique (avec la construction en cours des hôpitaux de Kolda, Kaffrine et Sédhiou, et l’achèvement de l’Hôpital de la paix de Ziguinchor doté d’unités de dialyse et de soins spécialisés en cardiologie, gastro-entérologie, gynécologie et dermatologie).

Déjà en août 2017, à la suite des élections législatives qui ont vu le même Sonko entrer à l’Assemblée nationale sur la base du plus fort reste, ce dernier s’exprimait ainsi, en analysant les résultats et en parlant du peuple : « une frange de la population continue à monnayer sa dignité, en votant pour Macky Sall ». Quelle arrogance de la part d’un élu du peuple !

Aujourd’hui, il nous revient dans un texte empreint de démagogie, de populisme et de sectarisme, en proclamant que : « le plus dramatique est qu’une partie de ce peuple a fini par considérer que tout ce qui se passe dans ce pays est normal, si ça ne relève tout bonnement de la fameuse volonté divine ». Quelle insolence pour quelqu’un qui se prétend apte à diriger le peuple !

Sonko ne croit ni au peuple, ni à la démocratie. Il surfe en continu entre l’extrémisme violent et l’ochlocratie, c’est-à-dire une  Gouvernance par la foule (okhlos en grec), avec une pensée et un verbe qui portent l’agitation et la subversion, en définitive, les prémisses d’un coup d’Etat permanent. Ce qu’il propose réellement aux sénégalais est une dégénérescence de la démocrate : un système qui navigue en permanence entre les instincts primaires du peuple, avec l’espoir de dresser la foule contre le régime, un peu comme un bataillon de « gilets jaunes » venant à l’assaut de la démocratie sénégalaise.

Le rêve secret de ce putschiste en herbe est d’obtenir par la foule ce qu’il ne peut obtenir par le peuple. Il devrait savoir que la foule n’est pas le peuple. D’autres, avant lui, ont expérimenté  sans succès cette stratégie de l’agitation-propagande permanente.

Qui se ressemble s’assemble, dit-on. On comprend mieux pourquoi ce prétentieux, inculte et impoli, qui se dit « anti-système », fait une cour assidue au « père du système », en complotant en sourdine avec le « rêveur éveillé » de Doha, sur le dos du peuple.

Mamadou Kassé Membre de la Convergence des Cadres Républicains (CCR-APR) Responsable politique à Tambacounda.

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